L'historique du cirque

Cilaos vient du mot malgache « Tsilaosa » lieu que l’on ne quitte pas. Il était autrefois le refuge des « marrons esclaves ». Ils y disposaient d’un abri sûr et, à l’arrivée des chasseurs de « Noirs esclaves », s’enfuyaient vers le Piton des Neiges, le Dimitile ou le Grand Benare.

Après 1848, les « petits blancs » se mêlent naturellement aux anciens esclaves, créant la population métissée typique des hauts. Lors de la récolte d’esclaves de 1811 à Saint-Leu, les conjurés sont dénoncés par l’un des leurs, l’esclave Figaro qui, en récompense, reçoit un lopin de terre à Ilet-à-Cordes .

L’histoire veut que les premières sources thermales furent découvertes en 1815 par Paulin Techer, saint-louisien chasseur de cabris et plus sûrement de « Noirs esclaves ». Elles sont exploitées dès 1939 dans un premier établissement thermal, par le docteur Jean-Marie Mac-Auliffe, arrivée en 1900. Sa fille, Angèle, initie les femmes du cirque à l’art de la dentelle donnant naissance aux fameux « Jours de Cilaos ».

Jusqu’en 1936, la montée vers Cilaos se fait à pied (ou en chaise à porteur pour les plus fortunés), par le périlleux sentier du Cap Noir. Section administrative de Saint-Louis, Cilaos est érigée en commune en 1965.
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